Le siège d’un consulat algérien bradé de gré à gré pour des proches du palais royal émirati

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Incroyable mais pas surprenant. La bâtisse qui abritait l’ancien consulat d’Algérie à Londres a été bradée en totale opacité pour les beaux yeux d’acheteurs proches du palais royal émirati, et ceci, de gré à gré.

Le consulat se trouvant au 6 Hyde Park Gate, un quartier très huppé de Londres, a en effet été vendu aux voisins résidant au 5 Hyde Park Gate, afin que ces derniers puissent effectuer un agrandissement de leur propre maison.

A gauche, l’entrée du 5 Hyde Park Gate; à droite, l’ancien consulat d’Algérie.

À Londres, où le marché de l’immobilier fluctue continuellement, généralement à la hausse pour les quartiers chics, les autorités algériennes ont choisi d’effectuer la vente sans passer par un processus adéquat afin de trouver le meilleur offrant.

Précédemment, les autorités algériennes avait déja fait une bourde résultant de l’incompétence gravissime du Ministère des affaires étrangères. En effet, pendant la prospection pour un nouveau siège, ledit ministère avait effectué le paiement d’une caution de plus de 300 000 £ pour une batisse dans le quartier de Hammersmith sans préalablement avoir obtenu les autorisations nécessaires des autorités locales. Par la suite, les demandes d’autorisations effectuées par les autorités algériennes étant tombées à l’eau, l’Algérie a tout simplement perdu sa caution.

Finalement, après plusieurs mois de prospection, les autorités algériennes décidèrent de procéder à l’achat d’une usine désaffectée au niveau de North Acton, un quartier localisé dans une zone industrielle en zone 3, c’est-à-dire dans la banlieue de Londres. Le quartier de North Acton est un quartier où le taux de criminalité est parmis les plus plus élevés dans cette ville, en particulier en rapport avec les cambriolages, les attaques à l’arme blanche, le trafic de drogue et la criminalité organisée.

Il est à noter que parmi tous les représentations diplomatiques, y compris celles de pays africains, l’Algérie est le seul pays à avoir inauguré un consulat en dehors des zone 1-2 pour la ville de Londres, qui typiquement abritent les représentations diplomatiques.

L’ombre de Gaid Salah

À qui advient la responsabilité? Selon des sources crédibles, le responsable de cette débâcle est le secrétaire général du Ministère des affaires étrangères, Noureddine Ayadi, qui par la suite a été nommé le 21 décembre 2019 par Tebboune en tant que directeur de cabinet à la présidence avant d’être remplacé en mars dernier.

En effet, une intervention de la famille royale émiratie auprès de Ahmed Gaid Salah aurait facilité cette transaction. En échange d’une commission payée à Ahmed Gaid Salah et Noureddine Ayadi dans des comptes bancaires aux Émirats Arabes Unis, ces derniers auraient mis la pression sur la consule d’Algérie, Kenza Benali, afin d’octroyer la vente aux Émiratis dans les meileurs délais.